L’essentiel (on met les pieds dans le plat !)

L’emploi ne règle pas tout. Mais le chômage dérègle tout...
Ce n’est pas la faute des jeunes s’il y a du chômage et s’il est difficile de s’insérer...

Les "+" des FJT en matière d’accompagnement vers l’emploi

Nous travaillons bien-sûr avec les nombreux et compétents partenaires qui aident les jeunes à trouver un emploi. Nous orientons nos résident-e-s vers les structures adéquates.
Mais nous faisons également intervenir ces structures au sein de FJT, ce qui facilite la prise de contact et le suivi régulier. Cette présence sur le lieu de vie est un véritable atout pour celles et ceux qui ont le plus besoin d’accompagnement !

Par ailleurs, le FJT est un formidable cadre pour développer sa confiance en soi et son aisance sociale, et également pour prendre des responsabilités et développer ses compétences. Organiser une soirée conviviale, c’est prendre en charge la réalisation d’une action complexe, prendre des risques dans un contexte sécurisant, grâce à l’accompagnement de l’équipe socio-éducative. C’est une véritable valeur ajoutée pour aller se présenter ensuite à un employeur !

Le "projet" professionnel

On demande aux jeunes d’avoir un "projet" professionnel, de savoir ce qu’ils veulent. Mais il ne faut pas oublier que, comme tout le monde, ils ne savent pas trop bien ce qu’ils veulent, et que ce n’est pas si grave, de ne pas savoir ce qu’on veut...
Des chercheurs ont montré une évolution dans les rapports au travail : aujourd’hui, à force d’être victimes de la précarités, potentiellement licenciables facilement (on se souvient du CPE et du CNE...), une grande partie des jeunes a fini par intégrer cette précarité, et à l’utiliser à son avantage (toutes proportions gardées).
Ainsi, il est de plus en plus commun de voir des jeunes refuser des contrats, démissionner, même sans avoir de nouvelle piste pour après : "Puisque je suis dans un contexte où mon contrat est précaire et où personne ne peut me promettre que je garderai mon emploi, eh bien je ne vais pas non plus vous promettre que je resterai à mon poste !".
Même si cela reste une très forte précarité, c’est tout de même de bonne guerre ;) (Peut-être peut-on comparer ce comportement à la "soumission enchantée" dont parle Bourdieu à propos des femmes dans notre société patriarcale : "Je suis ravie d’être femme au foyer et d’avoir de l’argent de poche par mon mari, j’y trouve du positif" ?) Bref, quoi qu’il en soit, c’est un comportement à prendre en compte dans l’accompagnement que nous apportons.

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