Les enjeux du numérique "libre"

Paroles de membres du réseau FJT : « Réfléchir à nos choix d’outils et intégrer les enjeux du numérique dans nos structures » : Au même titre que dans les jeux d’acteurs physiques, il est primordial de s’interroger sur les acteurs du numérique et d’en comprendre les enjeux (protection des données, logiciels libres, identité numérique, Civitech…)

Logiciel libre et open source, ça veut dire quoi ?


Ces images sont tirées du site www.degooglisons-internet.org, proposé par Framasoft, vous pouvez y consulter l’intégralité de la carte interactive pour y trouver encore plus d’informations ! (Notamment en cliquant sur certaines icônes, une description s’affichera dans un menu déroulant sur la droite)

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L’origine du logiciel libre vient d’un mouvement social qui défend les principes de libertés et d’égalités.
Son utilisation, étude, modification ou duplication sont autorisées techniquement et légalement, ce qui permet de garantir certaines libertés, notamment celles pour l’utilisateur de contrôler le programme et de le partager avec d’autres individus.
Le logiciel libre peut soit appartenir au domaine public (et les droits sont donc disponibles) ou alors avoir une licence libre, basée sur le droit d’auteur ou une licence copyleft (maintien de ces droits aux utilisateurs même pour les travaux dérivés).
Le logiciel libre est donc une alternative aux habituels logiciels privateurs ou propriétaires. Pour certains (de la communauté du logiciel libre), ces derniers représentent l’instrument d’un pouvoir injuste où le développeur peut contrôler l’utilisateur.
Le logiciel libre dont le partage est extrêmement facilité devient rentable grâce aux services dérivés qui lui sont associés, par exemple par les travaux de création, de développement, de mise à disposition et de soutien technique.
Il y a souvent confusion entre la notion de libre et de gratuit, sûrement dû à la traduction du mot anglais « free ».
Le logiciel libre renvoie davantage à la notion de liberté qu’à celle de la gratuité, il se définit par les libertés accordées à l’utilisateur.

Cependant il existe également des gratuiciels (freewares) qui est un logiciel gratuit mais propriétaire. Ces derniers ont souvent un code source qui n’est pas systématiquement accessible.

La notion d’open source, est liée aux avantages d’une méthode de développement au travers de la réutilisation du code source (qui est alors accessible par les utilisateurs).

Voici un petit extrait très instructif du guide d’Animafac "Booster son association grâce aux outils numériques" sur les logiciels libres :
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La Quadrature du Net (QDN)


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Fondée en 2008 cette association vise à défendre les droits, les libertés, le respect de la vie privée des citoyens sur internet, la liberté d’expression, le droit d’auteur, ou encore la régulation du secteur des télécommunications.
Pour la petite histoire, son nom (et son logo) fait référence à "la quadrature du cercle", un des trois grands problèmes de l’Antiquité (avec la trisection de l’angle et la duplication du cube).
L’exercice consiste à construire un carré de même aire qu’un disque donné à l’aide d’une règle et d’un compas. Or, cela implique de pouvoir calculer la racine carrée de pi, ce qui est impossible en raison de sa transcendance. Cette impossibilité a donné naissance à l’expression "chercher la quadrature du cercle" c’est à dire la solution à un problème insoluble.
 
La Quadrature s’est distinguée en s’opposant à :
En France :
- la loi HADOPI
- la loi LOPPSI
En Europe et dans le monde :
- le Paquet Télécom
- le traité ACTA
- récemment sur les questions de filtrage d’Internet et de neutralité des réseaux

Dans l’article "Si vous êtes le produit, ce n’est pas gratuit", (août 2016), Laurent Chemla, membre du Conseil d’orientation stratégique de La Quadrature du Net revient justement sur la notion de "gratuit", son sens et surtout sur ce que cela implique.
Il souligne le fait que justement si l’on est le produit c’est que ce n’est pas gratuit, et que quelque part, nous, utilisateurs avons accepté de manière plus ou moins implicite le fait que des sites comme Facebook utilisent nos données (en les revendant) à des fins commerciales.
Laurent Chemla opère également une distinction entre la publicité "classique" à la télévision, entre deux émissions, où l’on conserve toujours la liberté de changer de chaîne ou d’aller faire un tour pendant l’intermède publicitaire et la publicité imposée et autoritaire, notamment sur internet, qui se met en pause lorsqu’on change d’onglet ou stoppe carrément le programme tant qu’on n’a pas visionné la totalité du spot publicitaire, et qui porte une atteinte beaucoup plus sensible à notre liberté.

En définitive, le choix de naviguer, ou non, sur des sites réellement gratuits et libres (qui existent !), reste bien sûr de notre chef et de notre responsabilité !

Pour lire l’intégralité de cet article c’est par ici :)