Personnes handicapées

Quelques éléments à lire :
- Comment adapter les logements aux différents types de handicaps ?
- Le guide pratique de l’accessibilité, édité pour les établissements culturels mais qui peut nous être utiles pour l’accueil des public et l’adaptation des espaces

Les grandes familles de handicap

Le handicap peut être de naissance, acquis, temporaire ou permanent, stable ou évolutif. Une vaste population, dont les personnes âgées en perte d’autonomie, est touchée par plusieurs handicaps.

Le handicap moteur

Le handicap moteur est symbolisé par le pictogramme du fauteuil roulant. Cependant, toutes les personnes handicapées motrices ne sont pas amenées à se déplacer en fauteuil roulant. Le handicap moteur comprend : l’hémiplégie (paralysie d’un côté du corps), la paraplégie (paralysie des jambes), la tétraplégie (paralysie des quatre membres).
Il comprend aussi les personnes de petite taille, celles qui éprouvent des difficultés à marcher, de préhension, d’expression orale ou écrite.

Le handicap visuel

Les personnes aveugles appréhendent le monde par les sens tels que le toucher, l’ouïe, l’odorat. Il est important de retenir que, pour sa reconnaissance administrative, la cécité n’implique pas une totale absence de vision. Elle est définie par une acuité visuelle du meilleur œil – après correction — inférieure à 1/20.
Il existe dans la malvoyance une diversité de formes : vision tubulaire (seul le centre du champ visuel reste actif), scottom central (seule la vision périphérique reste active), vision altérée allant du flou à l’opaque ou clairsemée de taches. Pour les personnes malvoyantes, des « restes visuels » différents selon le type de pathologie, peuvent être utiles au déplacement ou à la lecture. Elles associent l’usage du reste de vision à celui des autres sens, ce qui peut tromper l’interlocuteur qui ne s’aperçoit pas tout de suite du handicap. L’utilisation d’un chien guide d’aveugle ou d’une canne blanche n’est pas uniquement réservée aux personnes ayant une cécité totale.

Le handicap auditif

Le handicap auditif concerne la surdité et la malentendance.
Il se caractérise par une diminution, voire même une suppression, de la capacité d’entendre des sons. Il existe différentes formes de surdité classées par catégorie (légère, moyenne, sévère et profonde) au regard du niveau restant de perception en termes d’intensité (décibels) ou de hauteur (fréquences). Les personnes sourdes profondes s’appuient principalement sur le visuel et le gestuel afin d’être en capacité d’accéder à l’information et de pouvoir communiquer. Elles utilisent la langue des signes ou le langage parlé complété. Les personnes malentendantes peuvent porter des appareils de correction auditive externes ou des implants pour bénéficier d’un confort d’audition.

Le handicap mental

Les personnes en situation de handicap mental éprouvent des difficultés d’ordre cognitif, relatives à ce qui a trait à la compréhension, l’abstraction, la mémoire, l’orientation dans l’espace, la déduction… Les activités qui en découlent, telles que la lecture, l’écriture, de nombreux apprentissages ainsi que la gestion du quotidien sont rendues difficiles. Les origines de ce handicap sont diverses (trisomie 21, traumatisme crânien, autisme…).
Ces personnes ont besoin d’être en sécurité dans leurs repères spatiaux et temporels, particulièrement dans des situations inhabituelles. Elles ont une très grande sensibilité à l’environnement et aux relations personnelles.

Le handicap psychique

Le handicap psychique peut concerner la pensée (absence, délire, hallucination…), le comportement (bizarrerie, apathie, autodestruction, violence…), l’affectivité (isolement, indifférence…). Il entrave, plus ou moins gravement, la vie sociale d’une manière momentanée ou durable. Ces troubles sont provoqués par des maladies telles que les névroses ou les psychoses. Ces personnes ont, parfois, besoin d’être accompagnées par des professionnels de santé. Elles apprécient une qualité de relation humaine, empreinte d’écoute et de sérénité.

Handicaps invisibles et trompeurs

Certaines formes de handicap ne sont pas toujours identifiables ou peuvent prêter à confusion.

Les handicaps non apparents

Ces handicaps sont plus fréquents qu’on ne l’imagine. Beaucoup de difficultés ne sont pas apparentes. Le fauteuil roulant, manuel ou électrique, la canne blanche, le chien guide d’aveugle permettent de comprendre d’emblée à quel type de difficulté l’on se trouve confronté. Mais la surdité, la fatigabilité, la difficulté à voir ou les problèmes d’expression ne sont pas toujours visibles au premier abord. Or, contrairement aux idées reçues, les gênes cachées sont parfois plus « handicapantes » que celles qui sont visibles. Celles et ceux qui sont atteints de ces handicaps, même s’ils arrivent à voir, entendre ou marcher « un peu », le font imparfaitement mais au prix d’efforts importants ou d’aménagements adaptés.

Les handicaps trompeurs

Certains handicaps donnent une image trompeuse de la personne qui en est atteinte.
Les troubles neurologiques, par exemple, peuvent provoquer des mouvements corporels désordonnés et altérer l’élocution mais coexister avec des facultés intellectuelles intactes et parfois de très haut niveau. Dans ce cas, l’apparence extérieure de la personne donne à penser, à tort, qu’elle souffre de déficience intellectuelle et/ou psychique. Ce processus peut perturber toute dynamique relationnelle.